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mercredi 27 novembre 2024

Hommage à Sylvie Moo

Seigneur Jésus,

Merci de m’avoir donné Sylvie comme maman.

Elle m’a transmis la vie terrestre mais elle m’a transmis tellement plus.

Lorsqu’elle t’a découvert Jésus, elle avait 34 ans. Sa vie a alors complètement changé. A travers elle, à travers sa relation avec toi, nos vies ont été bouleversées par toi Jésus. La foi est entrée dans notre famille et toute la famille papa, moi, puis Nicolas, Zacharie et Eléa ont eu une révélation propre, personnelle de toi Jésus. Et même quelques personnes présentes ici dans cette salle t’ont aussi rencontré grâce à elle.

Elle m’a transmis la vie terrestre mais à travers elle c’est aussi la vie éternelle que j’ai reçue de toi Jésus.

Seigneur, je me souviens de moments de panique quand j’étais enfant. Par exemple, à l’école primaire quand j’ai dû préparer ma toute première dictée à apprendre par cœur ou encore au collège alors que j’avais raté des cours de math parce que j’étais tombée malade et que je ne comprenais rien aux équations des nombres relatifs. Mais dans ces moments de panique, elle prenait le temps de me rassurer, d’apaiser mon cœur, de me donner des clés pour apprendre. C’était tellement rassurant et tellement apaisant. Et aussi plus tard, tu te souviens bien sûr, quand j’attendais Zacharie et que les résultats sanguins n’étaient pas bons par rapport à une éventuelle maladie génétique. A ce moment-là, elle a su me transmettre sa paix et sa confiance en toi Jésus. Elle a été pour moi une source d’apaisement et de réconfort.

Merci aussi Jésus parce que tu m’as donné une maman qui a été une source d’encouragement intarissable, quelles que soient les décisions que j’avais à prendre, que ce soient pour les études, le travail, les arrêts de travail pour monter une pièce de théâtre ou pour étudier la théologie, elle m’a toujours encouragée. Si je voulais me lancer dans le théâtre ou devenir pasteur, il n’y avait aucun problème : elle m’a toujours soutenue, elle a toujours cru en moi. Elle n’a jamais manqué une de mes prédications soit en venant à l’église soit en me demandant toujours les feuilles de mon message. Et elle m’a toujours tellement encouragée. 

Et surtout elle n’a jamais cessé de prier pour moi, je me souviens de cette phrase qu’elle me disait tout le temps « Pour quels sujets je peux prier pour toi ma petite Florence ? »  Tu as vraiment fait d’elle une femme de prières. Même dans ses combats contre le handicap, la maladie, la souffrance, les souffrances, elle a toujours prié pour les autres. Elle a toujours eu de la compassion pour les autres, cette compassion qui pousse à prier sans cesse. Plusieurs fois, lorsqu’elle était à l’hôpital, elle nous racontait qu’elle avait pu parler de toi Jésus à d’autres patients, qu’elle avait pu les encourager, les consoler. Et quand elle nous racontait cela, nous étions toujours émerveillés d’entendre ces témoignages. Malgré la souffrance de ces dernières années, il y avait en elle une force, une espérance, quelque chose d’infaillible qu’on appelle la foi. Tu as fait d’elle une femme de foi Jésus.

Seigneur Jésus, malgré l’immense tristesse de la séparation je sais qu’aujourd’hui elle est complètement libérée de toutes ses souffrances, tu as permis qu’elle parte pour qu’elle cesse de souffrir plus que de raison.

Elle ne souffre plus mais bien plus encore elle VIT désormais tout ce qu’elle n’a pas pu VIVRE et elle EST désormais tout ce qu’elle n’a pas pu ETRE ici-bas.

Seigneur, lundi quand j’étais dans la voiture pour revenir sur Paris avec papa, j’étais dans le chagrin, je ne roulais vraiment pas vite. A un moment donné, je ne sais pas pourquoi, j’ai regardé dans le rétroviseur gauche alors que je n’avais vraiment pas l’intention de doubler vu l’allure à laquelle j’allais. Je pense que j’aurai pu me faire contrôler pour vitesse trop lente ! Et dans ce rétroviseur, les nuages du ciel étaient tellement noirs, un noir tellement profond, mais au centre du rétroviseur il y avait une intensité lumineuse incroyable, magnifique qui régnait au milieu de ces nuages si noirs. C’était éclatant. C’était tellement intense que ça m’a subjuguée. Ca n’a pas duré longtemps, moins de trente secondes, peut-être même vingt et le ciel est redevenu complètement noir. Et la pensée qui m’est venue c’est que maman est dans ta gloire, que tu l’accueilles avec tellement de joie, et c’est tellement glorieux, inimaginable, insondable.

Malgré la tristesse de mon cœur, tu as levé pour quelques secondes le voile sur la gloire et la joie qui attend tes enfants en quittant cette terre.

Merci Jésus parce que je sais qu’elle est avec toi et qu’elle est dans une joie indescriptible, insoupçonnable.

Merci encore de m’avoir donné cette maman et merci parce que je sais que je la reverrai telle que je ne l’ai jamais vue mais comme toi tu l’as toujours vue.

samedi 6 janvier 2018

La marche


Voici l’histoire de l’homme qui cherche un chemin.

Dès sa naissance, l’homme désire marcher. A peine sorti du sein maternel, on le tient debout, penché en avant, pour vérifier qu’il possède bien le reflexe archaïque de la marche.

La marche, un instinct, une inscription scellée au fin fond du cœur de l’homme.

La croissance est lancée. Le temps s’écoulant, le bébé va chercher à se déplacer, à ramper, en avant, en arrière, puis à se mettre debout dans un seul but : marcher.
Il ne sait pas où, mais il marche, il découvre, il explore, il voyage. Mais ce voyage est de courte durée. Le petit homme revient toujours sur ses pas vers son lieu de confort… ses parents. Il connait le chemin du retour car ses parents ne sont jamais loin. Ils sont omniprésents, ils veillent, toujours prêts à réagir à chaque minuscule manifestation de l’enfant, aussi incongrue, incohérente, irrationnelle soit-elle.
Un semblant de petit coucou d’une main perdue dans le vide et c’est l’émerveillement.
Une faim se faisant ressentir et les parents accourent, d’un bout de pain, un gâteau, une compote. Mais non, le bébé avait soif.
Un chagrin, des pleurs et ils accourent les bras grands ouverts. Un mouchoir déplié à la main, prêt à être usagé, mais il est déjà trop tard, les pleurs se sont changés en rire.

Le temps.

Le temps de l’enfance.
Le temps de l’adolescence.

Le temps.

L’enfant change… grandit.

Il considère ses parents dépassés, sans intérêt, vieux. Des rabats joie, des gardes fous frustrants, des geôliers séquestrant.
L’adolescent est en quête.
En quête d’une nouvelle vie, loin de ses parents, sans ses parents. En quête d’un nouveau chemin, un chemin où ses pas ne croiseront pas ceux de ses parents.

Une nouvelle vie donc, où l’interdit est possible.
Une nouvelle vie de liberté. Une nouvelle vie d’aventure.
Une nouvelle vie ?
Un voyage singulier, différent, propre à chacun, et qui mènera… à la mort.

Puis enfin, à l’âge adulte, l’homme revient sur ses premiers pas d’enfance. Il vieillit, il est père à son tour, la prise de conscience de ce qu’est être parent se révèle par sa difficulté, sa responsabilité, son sacrifice, son amour. Alors, on reconsidère ses parents, on les estime à leur juste valeur, on leur en est reconnaissant. Puis, encore un peu plus tard, on en prend soin, très soin, avec parfois le sentiment d’être le parent de son parent. Ce chemin qui semblait aller tout droit vers une liberté, un épanouissement, une nouvelle vie, se boucle, pressé par le temps dans un cercle qui ne finit jamais. Parents de parents de parents… Ce cercle finit par tourner sur lui-même traçant un autre cercle dont on cherche encore le centre.

Mais je connais un homme qui a brisé ce cercle.

Aucun cercle ne lui résiste ni ne le contient, car il est un chemin. Comme un cercle, il n’a ni commencement ni fin, mais lui c’est un chemin.
Il est arrivé de manière fracassante dans le cercle de la vie par sa naissance : il n’est pas né par la volonté d’un père, d’une mère mais par la volonté d’un esprit, son Père qui est Esprit.
Et c’est par sa mort que le cercle de la vie a fini par exploser : il est mort mais il est vivant.
Le cercle de nos vies n’est plus grâce à sa naissance et à sa mort car ce qu’il est, il veut le donner, il veut qu’on le vive.
Il veut donner une nouvelle naissance, une nouvelle vie, un nouveau départ.
Il veut donner une nouvelle mort, une mort qui conduit à la vie éternelle.

Il veut te donner sa vie et il te dit :
« Je te connaissais avant que tu ne sois conçu. Tu étais de toute éternité avec moi et ta mort n’est pas une fin. Je te désire après de moi, que tu sois avec moi à chaque instant parce que je t’aime. Je suis un chemin, je suis le chemin, je suis ton chemin, le chemin que tu ne cesses de chercher, celui qui t’amènera à la destination de ta vie. Je t’attends depuis ta naissance, je suis là, je veille, je connais tout de toi, tes gestes, tes pensées, tes émotions. Et je veux te chérir, te nourrir, te consoler, je veux t’aimer. Tu fais ma joie, tu ravis mon cœur. Je suis là et je t’attends. J’attends que tu décides à sortir de ton cercle qui tourne et tourne et tourne pour me trouver, trouver le chemin qui donnera enfin le sens à ta vie. »

Je suis le chemin, la vérité et la vie dit Jésus.

samedi 1 juillet 2017

Ce que je suis


La Parole de Dieu est création.
La Parole de Dieu est créatrice. 

Elle se lit, se déclame, se proclame, se dessine, se danse, se mime et que sais-je encore car mon Dieu infini y a recelé des trésors inimaginables et insondables.
Et, là où la Parole est lue, déclamée, proclamée, dessinée, dansée, mimée, à cet instant précis, mes yeux illuminés assistent à la vie qui émerge et aux créations inédites de mon Dieu.
 
Je suis tombée amoureuse de cette Parole et, aujourd’hui, la transmettre, l’enseigner, me transporte dans un processus créatif et créateur.


vendredi 7 août 2015

A l'aube, l'infini.


Quand je lève les yeux
                                              Je ne peux que considérer l'infini
Et je suis prise par le vertige 
                                              De questions demeurées sans réponse

C'est alors que survient une évidence
C'est alors que je sais

Que l'infini a été crée par l'Alpha et l'Oméga.
Que l'infini a un début et une fin.

Alors que sur ce chemin matinal je pris le temps de m'attarder à la porte du travail, la lune souffrait d'insomnie.
    - 07/08/2015 - 

jeudi 16 octobre 2014

Lorsque la loi nous mène à la liberté…


Loi ne rime pas avec liberté.

Une loi, dixit le dictionnaire, est une « règle imposée par l’homme ».  Elle contraint l’homme à suivre des règles. Non, je ne peux pas faire ce que je veux et ce que je fais est limité à la liberté des autres.
La loi est d’une certaine manière liberticide.

Mais, que se passe-t-il lorsque c’est Dieu, Jésus qui énonce la Loi ?
 « Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Matthieu 22 : 38-39
La Loi de Dieu est une Loi d’amour. Pourquoi ? Parce qu’Il est Amour et que tout ce qui découle de Lui est Amour.

Alors, que se passe-t-il lorsque l’on suit cette Loi d’amour ?
« J'observerai ta Loi sans cesse et pour toujours, alors je pourrai vivre dans la VRAIE LIBERTE, car j'ai à cœur de suivre tes préceptes. » Psaume 119 : 44-45
On rentre dans la vraie liberté, car cette Loi centrée sur l’Amour est une LOI DE LIBERTEC’est tellement incroyable et en même temps si merveilleux de comprendre que la Loi de Dieu est une Loi de liberté. Dieu n’a pas donné des commandements simplement pour le plaisir de nous donner des commandements, de nous réprimer, de nous frustrer : il n’est pas sadique ! Dieu est immensément Bon et ses commandements sont pour notre bien et pour notre liberté. « C’est pour que nous soyons vraiment libres que le Christ nous a libérés. » Galates 5 :1

La liberté, ce n’est pas faire tout ce que l’on veut ni même faire quelque chose aux limites de la liberté d’autrui. 
La liberté, c’est avoir le choix de faire ou de ne pas faire. Une personne qui ne peut plus se passer de drogue n’est plus libre, elle n’a plus ce choix à sa disposition : s’arrêter.
La liberté, c’est faire les choix qui ne nous rendent pas dépendant de quelqu’un ou de quelque chose.

Suivre Jésus, suivre ses commandements nous rend libre. C’est Jésus vivant en nous qui nous transforme, qui nous libère et qui nous donne envie de ne plus faire les choix qui nous rendaient esclaves. 
Nous ne subissons pas cette loi, nous la désirons car nous savons qu’elle est pour notre bien et qu’elle nous conduit vers la liberté.

Ainsi, la loi divine rime avec la vraie liberté !


vendredi 26 septembre 2014

Memorandum

Il passe.
Comment le retenir ?
On ne l’entend ni arriver ni repartir.
A peine a-t-on saisit sa présence qu’il nous échappe.
Parfois, il se dévoile, il se cristallise, assis sur le bord d’une autre vie.
Et, à cette frontière, on entend enfin ses pas d’outre-tombe qui nous interpellent et nous laisse avec ces questions désormais tardives : Pourquoi ai-je attendu ? Pourquoi ai-je tant attendu ?

Il se fait oublier.
On n’y prête plus attention.
Mais lui, il n’oublie pas.
Il  n’oublie pas que l’on s’est contenté d’attendre le lendemain et le surlendemain alors qu’il était déjà là pour laisser place aux  « Pardon », « Je t’aime », « Tu es … ».
Mais voilà, on l’attend, toujours.
Et il passe.
On attend par crainte.
On attend car c’est l’autre qui nous doit ces « Pardon », « Je t’aime », « Tu es… »

Heureusement, je connais son Maître.
Et même s’il passe, son Maître le rachète car un jour est comme mille ans et mille ans est comme un jour.
Son Maître a tout fixé mais une fois qu’il a frappé à la porte des temps, il ne s’agit pas de le laisser passer et d’attendre une fois de plus, il faut saisir ce temps des « Pardon », « Je t’aime », « Tu es… ».  

En mémoire de Léonce Blanchouin, décédée à l’âge de 105 ans le mardi 23/09/2014.
Jésus a frappé à la porte des temps à temps. Elle a saisi ce temps des « Pardon », 
« Je t’aime », « Tu es... » et elle est partie avec Lui !